La plupart des personnes passent plus de 80 % de leur temps dans des espaces clos, respirant un air d’une qualité souvent médiocre. Les sources de pollution auxquelles sont exposés les utilisateurs de ces lieux sont nombreuses, avec des conséquences sanitaires et économiques graves. Cette problématique a poussé les pouvoirs publics à lancer un plan d’action dédié à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur.

Les enjeux de la qualité de l’air à l’intérieur des lieux clos

À l’intérieur des logements, des bureaux, des commerces des bâtiments publics, dans les moyens de transport, les occupants et visiteurs sont exposés à diverses substances polluant l’air associées au bâtiment en lui-même ou issues de l’activité humaine. Citons entre autres les matériaux de construction et produits de décoration/de bricolage, les appareils à combustion, la cuisine, le tabagisme, etc.

Or, la qualité de l’air intérieur influe sur la santé et le bien-être des personnes, impactant leur concentration et leurs performances. En effet, lorsqu’elle est médiocre, elle peut entraîner toutes sortes de maux, comme des manifestations allergiques, des migraines, des problèmes respiratoires, de la fatigue, etc.

Ceux-ci aggravent alors l’absentéisme dans les écoles et les entreprises, et les coûts correspondants, estimés à 19 milliards d’euros par an. Par conséquent, la qualité de l’air à l’intérieur des habitations et des bâtiments publics ou privés recevant du public (écoles, bureaux…) constitue un enjeu à la fois sanitaire et économique.

Un Plan d’action pour améliorer la qualité de l’air intérieur

À ce titre, un Plan d’action visant à améliorer la qualité de l’air dans les lieux fermés a été mis en œuvre en 2013 par les ministères de l’Environnement et de la Santé dans le cadre du troisième Plan national santé environnement. Il comporte différentes mesures pour le court, le moyen et le long terme, que les régions reprendront pour l’élaboration de leur propre plan santé environnement.

Parmi ces initiatives figurent :

  • le développement d’une application mobile pour aider les ménages à améliorer la qualité de l’air à leur domicile ;
  • la publication de valeurs de référence pour l’air intérieur ;
  • la diminution des sources de pollution de l’air via l’information et l’étiquetage des produits produisant des émanations dangereuses : produits désodorisants, d’entretien et d’ameublement ;
  • l’obligation pour les établissements accueillant un public sensible (notamment les écoles et crèches) de mettre en place une surveillance de la qualité de l’air ;
  • l’obligation pour les environnements soumis à des sources de pollution spécifiques (par exemple les enceintes ferroviaires souterraines) d’exercer une surveillance dans le respect des dispositions réglementaires ;
  • le remplacement progressif du tétrachloroéthylène utilisé par les pressings par des solvants moins nocifs ;
  • la subvention de postes de conseillers en environnement intérieur en soutien au développement du métier.