La mutation dans le secteur du bâtiment se poursuit avec la digitalisation croissante des usages. Créé il y a plus de 15 ans, le BIM devient incontournable et intervient dans un nombre de plus en plus important de fonctions. En phase d’exploitation des bâtiments, cette maquette numérique permet de réduire les coûts, d’optimiser l’efficacité énergétique et de simplifier la maintenance.

La maquette numérique, base de données unique et fiable du bâtiment

Avec l’avènement des outils digitaux, les données du bâtiment sont enregistrées à chaque étape de la construction. Elles sont ensuite modélisées afin de créer une maquette numérique en 3D, copie conforme en version digitale de l’ouvrage, laquelle fait office de base commune d’informations. Le procédé utilisé est appelé BIM, pour Building Information Modeling (ou Management). L’objectif est de simplifier l’accès d’une multiplicité d’acteurs à des données uniques et fiables.

Toutefois, ces informations évoluent tout au long du cycle de vie du bâtiment. S’il reste relativement facilite de les maîtriser et de les partager pendant la conception et la construction, les choses se compliquent en phase d’exploitation en raison de sa durée. En effet, la succession de propriétaires, de locataires et d’intervenants empêche la parfaite connaissance du bien vieillissant.

Les apports du BIM face aux enjeux de la construction

Or, avoir son historique complet et actualisé est essentiel pour réaliser les améliorations et les mises en conformité nécessaires au gré des évolutions réglementaires. Le modèle 3D contribue également à une maintenance efficace, grâce à plusieurs fonctionnalités :

  • vérification du niveau de confort des occupants grâce à un simple code couleur ;
  • contrôle du bon fonctionnement des équipements grâce aux renseignements transmis par les capteurs connectés ;
  • consultation des fiches techniques d’un appareil par le technicien avant ou pendant l’intervention ;
  • étude de l’emplacement de certains éléments et des autres caractéristiques ;
  • connaissance des matériaux composant le bâtiment ;
  • analyse dynamique de la température, de la qualité de l’air et autres données « chaudes ».

La solution BIM intègre différents outils pour gérer ces données et les mettre à jour en continu. La maquette générée est par conséquent d’une grande qualité et est plus simple à exploiter pour les maîtres d’ouvrage, bureaux d’études, architectes, entreprises, intervenants industriels, etc.

D’après les professionnels de la filière, cet outil, en favorisant une meilleure connaissance des infrastructures, va poursuivre son déploiement pour la construction et jusqu’à la démolition. Le BIM accélèrera notamment le repérage d’amiante ou de substances potentiellement dangereuses dans les matériaux présents et simplifiera leur gestion. Le marché est donc voué à croître et au-delà de l’immobilier, à trouver des applications dans diverses branches industrielles.