La qualité de l’air intérieur représente un enjeu majeur pour les gestionnaires et exploitants de bâtiments. Dans un contexte de crise sanitaire, le sujet devient central. L’Alliance HQE-GBC se mobilise pour aider ces professionnels à choisir des capteurs performants, mais économiques, afin de mesurer en permanence les différents indicateurs de confort intérieur, dont les polluants de l’air.

Performance et économies des capteurs « à bas coût »

Un capteur de mesure de la qualité de l’air intérieur se compose :

  • d’une sonde qui relève la concentration de polluants,
  • d’un système de collecte et de traitement des informations recueillies.

Depuis quelques années sont disponibles sur le marché des capteurs à bas coût qui permettent de surveiller en permanence différents paramètres dans les bâtiments : la température, l’hygrométrie, le CO2, ainsi que les particules et composés organiques volatils (COV) qui polluent l’air.

D’après l’Alliance HQE-GBC, ces capteurs vendus pour seulement une centaine d’euros sont pourtant très performants pour gérer la qualité de l’air. Ils fourniraient en effet des données affinées et plus intéressantes concernant les polluants dans l’air tout au long du cycle de vie des bâtiments. En outre, l’installation de ces analyseurs dans les constructions ne présenterait aucune difficulté.

Essor des capteurs de mesure de CO2, de COV et de particules fines

Avec la pandémie de Covid-19, les capteurs de mesure de CO2 gagnent en popularité, le taux de CO2 étant considéré comme un indicateur fiable du confinement de l’air intérieur. Connaître sa concentration permet de vérifier le fonctionnement correct des systèmes d’aération et de ventilation afin d’assurer le renouvellement de l’air. Ce phénomène permet d’éliminer plus rapidement les aérosols viraux. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Haut conseil de la santé publique (HCSP) fixe une limite de 800 ppm (parties par million) de taux de CO2 dans les établissements recevant du public (ERP).

Les dispositifs de contrôle des COV et des particules fines (2,5 μm ) évoluent également à grande vitesse. Les utilisateurs ont le choix entre les capteurs plus économiques à base d’oxyde métallique semi-conducteurs (Mox), des modèles à photo-ionisation PID plus onéreux, ainsi que des équipements électrochimiques. Face à une demande croissante, les efforts des fabricants se poursuivent pour améliorer les solutions disponibles et résoudre leurs points faibles.

Une documentation pratique sur les capteurs en préparation

L’Alliance HQE-GBC a ainsi élaboré une note pratique basée sur les résultats des travaux de son groupe de travail spécialisé sur les « Indicateurs santé confort ». Son objectif est double : aider les utilisateurs à choisir les bons appareils de diagnostic de la qualité de l’air et inciter les fabricants à communiquer les fiches techniques de leurs produits.

Par ailleurs, l’Afnor mène des travaux de normalisation en vue de la conception d’un guide consacré aux technologies existantes en matière de dispositifs de mesure. Ce fascicule documentaire sera publié sous la référence FD X43-121.

Source : Actu Environnement