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La rénovation énergétique, priorité du Plan bâtiment durable

Dec 12, 2017, 11:50 AM

En marge de l’édition 2017 du salon Batimat s’est tenue à Paris l’assemblée générale du Plan bâtiment durable. Outre le bilan des actions entreprises par le Plan, la réunion a été l’occasion d’insister sur la rénovation des bâtiments.

Priorité à la rénovation énergétique des logements

Alors que la feuille de route gouvernementale pour les 5 prochaines années est en préparation, le Plan Bâtiment durable plébiscite des mesures d’accompagnement pérennes, une étroite collaboration entre les acteurs et une sensibilisation continue au niveau des territoires.

En plus d’un lobbying permanent auprès des députés, le Plan est partenaire de l’Ademe pour l’évaluation du nombre de rénovations nécessaire à l’atteinte des objectifs fixés dans la loi de transition énergétique. Dans son scénario Énergie-climat, l’agence mise, pour la période 2035-2050, sur un rythme annuel de 500 000 habitats rénovés. Ce chiffre inclut 120 000 logements sociaux, le but étant de rénover l’ensemble du parc HLM à l’horizon 2030. Au programme figure également l’amélioration énergétique de 5 millions de maisons individuelles, dont l’isolation de 50 % des constructions datant d’avant 1975.

À partir de 2030, le nombre de rénovations visé dans le parc privé augmente à 750 000 pour couvrir le stock restant, qui compte entre 15et 17 millions d’habitations. La réalisation de ces projections ambitieuses d’ici à 2050 devrait entraîner une baisse de la consommation en tonne équivalent pétrole (TEP) de 19,3 millions, à 24,7millions.

Différentes mesures pour accélérer la rénovation

Le premier axe stratégique du scénario, mais aussi pour le Plan bâtiment durable, est de supprimer les 1,5 million de passoires thermiques actuelles, à raison de 150 000 par an, dont 75 000 par l’Anah (25 000 de plus qu’en 2016).

En plus, depuis cette année, les chèques énergie, auparavant réservé à quatre départements, se généralise pour un montant allant de 150 à 350 euros en fonction des revenus et de la composition du foyer. D’une part, ils aident au paiement des dépenses d’énergie des ménages les plus modestes et de l’autre, ils contribuent à financer les interventions visant la réduction de la consommation des logements après l’indispensable diagnostic avant rénovation. Or, deux évaluations indépendantes révèlent un écart important entre les attributions et l’enveloppe disponible, principalement du fait d’un manque d’information des ménages, ce qui requiert un effort de communication supplémentaire.

Par ailleurs, les règles relatives au crédit d’impôt transition énergétique (CITE) doivent changer, pour un versement l’année de réalisation des travaux, et non la suivante comme c’est le cas actuellement, charge à l’État d’ajuster son budget en conséquence.

Enfin, la réflexion se poursuit au sujet de la rénovation énergétique des copropriétés, la question du financement restant un enjeu majeur.