À la suite de l’incendie de Notre-Dame survenu en avril 2019, la Ville de Paris a effectué une série de mesures et des campagnes de nettoyage dans les établissements scolaires et d’accueil de la petite enfance (crèches, aires de jeux) situés dans un rayon de 500 mètres autour de la cathédrale. Le 18 septembre, elle a lancé son plan d’action contre la pollution au plomb.

Analyses régulières et dépollution au plomb après l’incendie

Suivant les préconisations de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France (ARS), la Ville de Paris a procédé au cours de l’été 2019 à plusieurs contrôles des concentrations de plomb présentes dans l’environnement dans le secteur de Notre-Dame.

Dans les cas où les taux mesurés dépassaient les normes sanitaires définies par l’ARS au niveau national, une dépollution au plomb rapide a été conduite. Les résultats des prélèvements et les actions menées ont été publiés au fur et à mesure sur le site Paris.fr. Le bitume pollué retiré a été acheminé par l’entreprise spécialisée en charge du chantier vers une unité de traitement de déchets dangereux en Mayenne.

Concernant le parvis de Notre-Dame et les rues adjacentes, considérant les niveaux de plomb particulièrement élevés, des travaux spécifiques ont été entrepris sous la responsabilité de l’État et non de la Municipalité.

Plan d’action en 5 axes de la ville de Paris contre la pollution au plomb

À la mi-septembre 2019, la Ville de Paris a présenté un plan pour réduire la pollution au plomb sur son territoire. Ce plan, qui s’inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre le saturnisme infantile, se décline en 5 axes :

  1. Poursuite des opérations de diagnostic au plomb et de nettoyage dans tous les établissements parisiens et lieux accueillant des enfants de moins de 7 ans.
  2. Renforcement du dépistage du saturnisme via des campagnes de sensibilisation des parents et du personnel médical.
  3. Amélioration du suivi des enfants présentant une plombémie allant de 25 et 50 µg par litre de sang.
  4. Recherche des sources de pollution au plomb et décontamination à travers l’espace public de la capitale (bâtiments, espaces verts, voirie).
  5. Contribution au financement d’une étude épidémiologique indépendante avec le Centre antipoison et de toxicovigilance de Paris et les agences sanitaires concernées.

L’exécution de ce plan va être confiée à cinq ingénieurs et techniciens, dont les postes sont en attente de création. Pour cet enjeu national de santé publique, la Ville va travailler de manière coordonnée avec le ministère de la Santé et plusieurs autres services de l’État. Enfin, les autorités prévoient d’instaurer un comité de suivi regroupant des experts et des représentants d’associations de malades du saturnisme et de défense de l’environnement.